Les écureuils de Central Park sont triste le lundi : T3

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Auteur : Katherine Pancol

Tomes :  VF 3

Maison d'édition : Livre de Poche

Prix : 9,20 euros

Pages : 960.

Public : Adulte

Date de Sortie : 01 Juin 2011

 

Résumé :

« Souvent la vie s'amuse.

Elle nous offre un diamant, caché sous un ticket de métro ou le tombé d'un rideau. Embusqué dans un mot, un regard, un sourire un peu nigaud. Il faut faire attention aux détails. Ils sèment notre vie de petits cailloux et nous guident. Les gens brutaux, les gens pressés, ceux qui portent des gants de boxe ou font gicler le gravier, ignorent les détails. Ils n'ont pas le temps, pas l'envie. Ils veulent du lourd, de l'imposant, du clinquant, ils ne veulent pas perdre une minute à se baisser pour un sou, une paille, la main d'un homme tremblant. Mais si on se penche, si on arrête le temps, on découvre des diamants dans une main tendue… Et la vie n’est plus jamais triste. Ni le samedi, ni le dimanche, ni le lundi… »

 

Avis :

Un peu nerveuse, pas trop à l’aise, extrêmement excitée ! Nerveuse parce que pas habituée, pas à l’aise parce que pas habituée et excitée... parce que pas habituée. Non, non, il n’y a pas de fautes de frappe ; c’est seulement moi qui vous livre les mots et les émotions un peu comme ça vient :D

Je vais donc vous parler d’un bouquin que je viens de lire, «Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi». J’ai beaucoup aimé. C’est un peu court ? Un peu de patience, je suis tel un diesel ; j’ai du mal à démarrer, mais une fois lancée c’est bien vous qui me direz (crieriez) «stop !». Assez parler de moi (?), voici ma façon de vous donner envie de vous plonger dans ma lecture du moment.

Il était une fois... Euh, non. Ce n’est pas un conte de fées. Quoiqu’en y réfléchissant les ingrédients y sont : une princesse qui s’ignore, un prince charmant inaccessible, une sorcière impitoyable et pleins de personnages qui évoluent autour, gentils et méchants. Il y a des rebondissements, on pleure, on rit, on s’inquiète, on s’énerve.

Vous en voulez plus ? Normal, j’aurais dis pareil. Cessons là la plaisanterie, elle n’a que trop durée et entrons dans le vif du sujet (waouh, pas mal !).

La première chose que je peux vous dire, c’est que Katherine PANCOL a une écriture simple, abordable par tous. Pas besoin d’avoir fait des études littéraires pour comprendre son propos et se laisser embarquer par ces tranches de vies. Attention, simple ne veut pas dire que la lecture n’est pas riche. Riche de vocabulaires, de formulations, et surtout, primordial pour moi, d’EMOTIONS ! Ce que j’aime, c’est qu’elle utilise un «parlé» d’aujourd’hui, ce qui permet d’ancrer ses personnages dans la réalité, voire l’actualité.

Vous pouvez très bien vous identifier à l’un des personnages. Moi, pour prendre un exemple au hasard, je me suis (un peu) retrouvée en Joséphine. Evidemment c’est l’héroïne principale, même si les personnages qui l’entourent sont importants et que K.PANCOL leur dédie de longs passages. Je ne suis qu’une partie d’elle, mais j’ai bien aimé m’imaginer dans ses pas, ses paroles, ses ressentis... même si parfois j’ai eu envie de la secouée ! Oui, en fait elle est un peu «gnan-gnan» par moment avec ses enfants et ses proches. Ce qui n’est vraiment pas mon cas (enfin, je l’espère...). Par contre, son abnégation totale, c’est tout moi. Je ne vais pas vous énumérer tous les aspects de sa personnalité, vous aurez compris le principe. Ce qui est intéressant, c’est qu’il y a tellement de personnages différents, de par leur âge, leur sexe, leur éducation, leur caractère... que tout le monde peut s’y retrouver (même un tout petit peu).

Comme vous le savez, c’est le troisième volet d’une série qui a débuté avec «Les yeux jaunes des crocodiles», puis s’est enchaînée avec «La valse des tortues». Non, vous ne le saviez pas ? Alors, peut-être que comme moi vous ne connaissiez ni l’auteur, ni le lien entre les livres (pas du tout identifiable sur les quatrièmes de couvertures), et que comme moi vous avez acheté le deuxième par hasard (la couverture m’a plu) à sa sortie en poche ? Que ce n’est qu’en lisant, après être bien entrée dans le roman, que vous vous êtes rendu compte que l’auteur faisait des renvois en bas de pages, où on vous indique que si vous vouliez plus de détails sur une situation, un personnage cité, il fallait vous référer... au premier tome ! Alors, peut-être que comme moi avez-vous terminé le livre malgré tout, car il peut se lire tout seul, vous êtes-vous précipité(e) pour vous procurer ce fameux chaînon manquant ? Et une fois dévoré, avez-vous relu le deuxième que vous aviez lu en premier ? Vous me suivez ? Si je ne suis pas claire, n’hésitez pas à m’interrompre. En même temps, il vous suffit de me relire... tout est dans le texte :)

La raison pour laquelle les trois romans peuvent être lus indépendamment, c’est que K.Pancol a su exploiter toute sa distribution de personnages. Chacun d’entre eux va se retrouver au centre d’un chapitre, voire plusieurs ; et ce réparti sur les trois volumes. On a la sensation qu’elle nous a livré son oeuvre sans censure, sans coupe franche dans la masse pour donner un livre digeste pour une majorité de lecteurs. La conséquence directe est le nombre de pages de chaque volume : pour le dernier, en poche, il comptabilise 939 pages ! Mais pas de panique, la lecture est fluide, facile et surtout prenante.

A chaque protagoniste, sa façon de penser et de parler, avec un vocabulaire adapté (âge, sexe, statut social, origines...). Vous voulez un exemple concret ? Le problème c’est de choisir le plus approprié, qui ne soit pas trop long et qui vous donne envie de lire ce qu’il y avait avant et la suite... Humm... Voilà, j’ai trouvé. La preuve la plus flagrante, c’est comment s’exprime et se comporte l’une des héroïnes, Hortense Cortès (une des filles de Joséphine), qui d’ailleurs est au coeur de ce troisième roman. Pour vous situer un peu le personnage, c’est une jeune femme brillante, belle, intelligente,... mais c’est aussi une vraie peste, arrogante et impitoyable avec tous. Voici donc ce qu’elle est capable de dire à un barman qu’elle ne connait pas, mais qui a la malchance de croiser son chemin un soir où rien ne va. Elle : «On n’a pas idée d’être si laid ! Vous me faites mal aux yeux avec vos feux rouges qui clignotent sur le front.» ou encore «Le nougat (le type venait de Montélimar), c’est mauvais pour les dents... et pour la peau. Vous feriez mieux d’arrêter vos bubons vont exploser...». Un peu cash la fille non ? On a juste envie de lui mettre une tarte. Le gars ne se démonte pas et lui répond : «Pauvre conne ! T’as avalé quoi pour être aussi méchante ?». Pas mal la réplique, même si on sait qu’il doit être blessé (et il l’est et fera en sorte de lui faire payer...). Vous pouvez constater que K.Pancol n’hésites pas à utiliser des mots crus. Et c’est le cas tout au long des livres ; mais les mots sont utilisés à bon escient, par des personnages susceptibles de parler ainsi dans la «vraie vie». Quand l’auteur exprime une pensée d’un personnage, qui est sensé pouvoir exister dans la réalité (sinon aucun(e) de nous ne pourrait s’identifier), il est évident qu’il ne peut pas lui donner des formulations littéraires trop lourdes : combien pensent et parlent ainsi ? Même les personnes les plus intelligentes s’expriment normalement et pas comme une oeuvre classique.

Vous l’aurez compris, je vous conseille fortement de lire, non seulement ce roman, mais bien évidemment les deux précédents. Prix raisonnable en poche, celui-ci est à 9 Euros. Vous me direz (ou pas) qu’un conseil d’une personne que l’on ne connait pas n’a pas beaucoup de valeur. Détrompez-vous. Comme on ne se connait pas, vous n’aurez aucun a priori ou idée préconçue sur le type de lecture que vous pensez être le mien. Et votre curiosité, car oui vous êtes curieux(se) puisque vous avez lu jusque là ma chronique, sera pleinement récompensée.

Pour ma part, une fois terminé je n’ai eu qu’une envie : lire les autres romans de K.Pancol. Donc pour mes vacances (oui moi aussi je pars en vacances La Mordue :), je me suis procuré «Les hommes cruels ne courent pas les rues» (1990) et «Encore une danse» (1998). Si La Mordue souhaite réitérer cette expérience, je me ferais un plaisir de vous en parler. Mais ce sera seulement si ma plume vous a plu...

Une dernier petit mot pour vous dire que j’ai beaucoup aimé me prêter à cet exercice de style (mais ai-je un style ?) et surtout pour remercier La Mordue, blogueuse de talent, généreuse, aimant le risque...

Mam’s Vamp’s

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