Kaleb : C'est si bon d'être mauvais, T1

Auteur : Myra Eljundir

Maison d'édition : Collection R

Pages : 456.

Prix : 18 euros

Public : plus de 15 ans. (Déconseiller aux âmes sensibles)

Date de Sortie : 14 Juin 2012

 

Résu :

C'est si bon d'être mauvais... SAISON 1.
À 19 ans, Kaleb se découvre empathe : il se connecte à vos émotions pour vous manipuler. Il vous connaît mieux que vous-mêmes. Et cela le rend irrésistible. Terriblement dangereux. Parce qu'on ne peut s'empêcher de l'aimer. À la folie. À la mort.
Sachez que ce qu'il vous fera, il n'en sera pas désolé. Ce don qu'il tient d'une lignée islandaise millénaire le grise. Même traqué comme une bête, il en veut toujours plus. Jusqu'au jour où sa propre puissance le dépasse et où tout bascule... Mais que peut-on contre le volcan qui vient de se réveiller ?

 

Avis de La Mordue :

Bon, il va falloir reprendre ces esprits pour chroniquer ce roman... cet ovni du moment. Depuis le temps que je lis, surtout depuis que je suis sur la blogosphère, je pense avoir lu assez de livres pour donner des avis, et j'avoue n'avoir encore jamais lu CE genre de livres. Avant d'entrer dans le vif du sujet, rappelons nous que l'auteur en elle même est déjà très mystérieuse. On ne sait pas vraiment qui elle est, et elle cultive ce mystère... Pour se protéger. Alors bien sûre elle ne signe pas de son nom, mais au début du roman on apprend qu'elle serait tout de même célèbre en France. Il faut ouvrir l'enquête, si vous avez des pistes, n'hésitez pas.

Allez, revenons à Kaleb.

Bien sûre, ce livre dérange. J'ai lu plusieurs chroniques à ce sujet, et les avis étaient partagés mais surtout tranchés. Devenir méchant, tout le monde en rêve au moins une fois. Goûter au plaisir de se laisser aller à nos plus sombres pensées, ne plus avoir de limite, plus d'états d'âmes. Nous voilà dans la tête de Kaleb. Il se découvre empathe, il ressent ce que les gens ressentent. Mais tout le monde ne ressent pas de l'amour pure, et encore moins en permanence. Il va découvrir que la gestions des émotions n'est pas simple et qu'on a vite fait de tout envoyé bouler, et tant pis pour les dommages colatéraux. C'est tellement plus simple d'être Mauvais. Et ajouté à ça une bonne dose de charme et de sensualité... Comment lui resister ? Impossible.

Difficile de décrire le coup de coeur que j'ai eu ce roman, mais aussi pour le style d'écriture et surtout pour Kaleb. Je vais pourtant devoir trouver les mots, même si ce ne sera pas assez profond pour exprimer tout les stades d'émotions par lesquel je suis passée.

Kaleb est un empathe. Il ressent les émotions des autres, mais plus qu'une sensation, ils les éprouvent. Malheureusement, les émotions négatives ont tendance à prendre le pas sur tout le reste, et c'est pas du jolie-joile. Bien entendu, il est bien souvent plus simple de faire le mal que le bien. C'est bien connu. Mais Kaleb n'est pas quelqu'un de mauvais dans le fond, juste un jeune qui a perdu sa mère à la naissance et qui , élevé par son peur, a beaucoup voyagé. Il est désormais un jeune adulte, et les démons le hantent. Il est du genre borderline. Alors quand ces pouvoirs évoluent, il bascule.

Il entre dans un tourbillons d'émotions, il ne sait plus ce qu'il ressent vraiment ou ce qu'il absorbe des autres. Mais surtout il se met à se poser des questions, qui est-il ? D'où lui vient soudent cette empathie ? Il a toujours su qu'il était sensible aux autres, mais jamais à un tel point. Mais surtout il commence à se demander comment et en quoi pourrait lui servir ce pouvoir. Il se met donc en quête de ces origines, et d'explications sur l'empathie. Ce qu'il va découvrir, il n'y aurait surement pas penser, même dans ces pires cauchemars.

Kaleb devient vite une drogue. Accro. On en veut toujours plus, maintenant, tout de suite. Le mal dérange, mais le mal attire. Exit, les minets tout gentil qui joue les dure le temps de la récré mais finissent par pleurer dans les jupes de leurs mères. Kaleb lui, fonce, vis sans limite son empathie, se nourrit de ça. On vient à rêver de lui la nuit. Il nous hânte jusqu'à la fin. Et une fois terminer, on souffre. On veut en savoir plus, découvrir les moindres recoins.

Alors oui, je crois que l'on a compris. Kaleb est un énorme coup de coeur. On ne peut pas rester indifferent(e) aux charmes du personnage, à la complexité de l'histoire, ni au style de l'auteure. Elle nous emmène avec elle, vers des endroits auquel on a penser mais que l'on a jamais oser explorer. Le côté noir, que l'on possède. Parce que forcément, comme bien souvent au cours d'un lecture, on se demande et nous ? Qu'aurions nous fait à sa place ? Le bien, ou la douceur du mal qui enivre ?

Une chose est sûre, si c'est le prix à payer pour goûter aux bras de Kaleb, je laisse sans problème le mal me ronger. Oui je suis faible et tant pis ! J'ai hâte de découvrir la suite, l'auteure nous laisse comme un(e) drogué(e) en manque de sa dose, et je peux vous dire que ça fait mal. Il me faut ma suite. Je crois que jen'ai pas eu de tel coup de coeur depuis très longtemps, au point de vouloir absolument relire le roman, de peur d'avoir rater quelques choses, ou juste pour le retrouver juste encore un peu.

Un roman que je conseille de tout urgence, il faut absolument qu'une bibliothèque digne de ce nom est Kaleb. Parce que, qu'on aime ou qu'on deteste... Il ne laisse pas indifférent. Alors foncez à la librairie demander Kaleb de La Mordue ;)

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